Le pouvoir du « assez bien »

Femme rayonnante, bras levés et visage tourné vers le ciel

Il y a une charge dont on parle rarement, parce qu'elle ne se voit pas et qu'elle ne figure sur aucune liste : le perfectionnisme.

C'est un fardeau supplémentaire que beaucoup de femmes portent sans même s'en rendre compte. Et il est particulièrement lourd quand on gère déjà beaucoup, souvent seule.

Faire « trop bien » a un coût

Un repas simple. Une maison pas parfaitement rangée. Un devoir relu un peu vite.

Ce ne sont pas des échecs. C'est de la survie intelligente.

Le perfectionnisme nous fait dépenser une énergie considérable sur des tâches où personne — vraiment personne — ne remarquera la différence entre 70 % et 100 %. Cette énergie, elle est prise quelque part. Le plus souvent, sur vous.

L'exercice des 70 %

Voici une pratique que je propose dans mes guides, et qui déstabilise souvent au début.

Identifiez une seule tâche que vous faites « trop bien » par rapport à ce qui est réellement nécessaire. Aujourd'hui, faites-la à 70 %.

Puis observez ce qu'il se passe vraiment.

Dans l'immense majorité des cas : rien. Absolument rien. Personne ne le remarque. Et vous récupérez du temps et de l'attention pour ce qui compte davantage.

Trois priorités, pas plus

L'autre piège du perfectionnisme, c'est la liste de tâches interminable, qu'on termine chaque soir avec le sentiment d'avoir échoué.

Essayez autrement : le soir, avant de dormir, écrivez les trois priorités du lendemain. Pas quinze. Trois.

Tout le reste est du bonus. Si vous faites vos trois priorités, votre journée est réussie — et vous avez le droit de le considérer comme tel.

Se pardonner fait partie de la méthode

Il y aura des jours où vous ne ferez ni les 70 %, ni les trois priorités. Des jours où vous vous entendrez crier, où vous vous coucherez sans avoir soufflé une seule fois.

Ces jours-là ne défont pas les autres.

Reconnaître qu'on porte beaucoup n'est pas une faiblesse : c'est le premier pas vers plus de légèreté. Et « assez bien », la plupart du temps, c'est exactement ce qu'il faut.

« Assez bien, c'est suffisant. »